Protocoles Santé

B4 PROCEDURE FACE A UN ENFANT MALADE

Lors du premier entretien avec les parents, la directrice leur explique de façon très claire qu’ils doivent pouvoir venir chercher leur enfant dans un délai d’environ 2 heures.
Le numéro d’urgence d’une tierce personne qui peut venir dans les plus brefs délais est demandé. Si vraiment le parent n’est toujours pas présent dans le délai imparti, l’enfant est gardé dans une autre pièce et la directrice vient s’occuper de l’enfant.

Les éducateurs sont là pour encadrer un groupe d’enfants. Si l’un d’entre eux nécessite les soins d’une personne tout au long de la journée, celle-ci est moins disponible pour le groupe.
De plus, l’équipe éducative ne peut pas répondre aux besoins spécifiques d’un enfant (sommeil, tranquillité, attention).

Les éducateurs ont le droit de décider de l’éviction d’un enfant sur la base de leur jugement personnel sur son état de santé. Les enfants visiblement malades ou contagieux pourront être refusés.
La décision de l’équipe doit être respectée par les parents.

Pour fréquenter la collectivité, l’enfant doit pouvoir participer à toutes les activités, sorties comprises. Un enfant malade ou fébrile n’a pas sa place dans le cadre d‘un accueil collectif.

ATTENTION
Les éducateurs doivent être très vigilants lorsque les parents amènent leur enfant. Les enfants malades durant la nuit ou qui viennent de recevoir un médicament pour un état fébrile ne devraient pas fréquenter la structure. Cependant, si l’enfant n’a pas de fièvre, il pourra être accueilli, mais le parent sera averti qu’il doit être disponible pour venir chercher son enfant dans les meilleurs délais si ce dernier est à nouveau malade.

Santé de l’enfant:
Toujours contrôler l’état général de l’enfant. Observer son attitude, son comportement vis-à-vis des personnes qui l’entourent.

Santé des autres enfants:
Si l’enfant est fébrile et contagieux, ne pas le mettre en contact avec les autres enfants. Dans la mesure du possible séparer l’enfant du groupe.
Appeler le parent.

En cas de doute ou de besoin, la Direction prend contact avec le pédiatre conseil.

1) En cas de fièvre

Lorsque l’enfant atteint 38°C tympanique, le parent est prévenu et informé de la situation. Ce dernier prend des dispositions afin de venir chercher son enfant dans les plus brefs délais (2 heures max.)
L’éducateur demande au parent s’il est possible de soulager l’enfant par des médicaments appropriés et demande également son poids.
L’enfant est mis au calme et si possible séparé du groupe.
Il doit être hydraté et déshabillé. Sa température doit être contrôlée.

2) Troubles respiratoires

Lors de bronchiolite, l’enfant peut être accueilli si son état général le permet.
Il est possible d’accueillir l’enfant souffrant d’asthme et devant bénéficier d’un appareil simple pour prendre un aérosol. Cela est envisageable s’il a été vu par un médecin et que cela ne mobilise pas une personne sur une longue durée (5 min). L’éducateur se conforme aux demandes du médecin en accord avec le parent.

En cas de crise de faux croup (toux comme aboiement de petit chien) :
• Appeler une tierce personne en renfort afin de prendre en charge l’enfant.
• Prendre l’enfant dans ses bras, ne pas le coucher.
• Le calmer. Se placer dans une salle de bain, couler de l’eau très chaude afin d’avoir de la vapeur.
• Prendre la température. Appeler le parent pour le prévenir de la situation.
• Après accord des parents, administrer de l’Algifor.
• Laisser l’enfant respirer la vapeur jusqu’à ce que l’on estime que la respiration soit redevenue normale.

 

3) Troubles digestifs

Lorsque l’enfant souffre de vomissements ou de plus de trois diarrhées consécutives l’éducateur téléphone au parent afin qu’il vienne chercher son enfant dans les plus brefs délais. Si possible, l’enfant est séparé du groupe. On veille à ce qu’il soit bien hydraté.
On veillera à ce qu’il aille toujours dans les mêmes toilettes.
L’enfant peut rejoindre la structure, selon le pédiatre ou seulement lorsque :
1. Il n’a plus de diarrhée (48 heures minimum après la fin de la gastro-entérite).
2. Ses selles sont formées.
3. Il n’a plus de fièvre depuis 24h00.
4. Il a une santé suffisante pour vivre en collectivité.

4) Les conjonctivites

La conjonctivite purulente (liquide jaunâtre) est très contagieuse et les parents doivent consulter un pédiatre avant d’amener leur enfant à l’Arche de Noé.
Si durant la journée, l’éducateur a des doutes sur l’état général et en l’occurrence sur l’état de l’œil de l’enfant, il téléphone aux parents afin de leur demander de prendre rendez-vous chez le pédiatre.
Prise d’antibiotiques. L’enfant est accueilli seulement au moment où le pédiatre donnera l’autorisation.
Nurserie = après 48 heures de la prise d’antibiotiques. Promiscuité avec les autres enfants.
Trotteurs – Garderie – UAPE : 24 heures après la prise d’antibiotiques quand cela est nécessaire ou dès qu’il n’y a plus d’écoulement.

5) La varicelle

L’enfant doit rester à domicile, jusqu’à ce que les croûtes tombent. Attention : le temps d’absence doit être raisonnable, 4 à 5 jours.

 

6) La rougeole

Eviction. Retour possible après le 4ème jour suivant le début de l’éruption. Déclaration obligatoire au médecin cantonal par Le Centre de Vie Enfantine et avertissement au pédiatre conseil.

 

7) Pieds – mains – bouche

Maladie entre 6 mois et 4 ans. Elle est contagieuse tout au long de l’éruption cutanée (3-6 jours)
Différentes caractéristiques possibles :
– Aphtes dans la bouche.
– Vésicules au niveau de la plante des pieds et/ou des paumes des mains.
– Vésicules autour de la bouche.
– Vésicules ailleurs sur le corps.
– Fièvre (rarement).

L’enfant peut moins bien manger ou boire en fonction de la douleur ressentie due aux aphtes.

L’enfant peut rester en collectivité pour autant que son état général le lui permette.

8) Les angines à streptocoques

L’enfant peut revenir 24 heures après la prise des antibiotiques.

 

9) Les convulsions

Les symptômes sont un regard dans le vide, de forts tremblements ou une contraction des muscles. Dans le cas d’un enfant, celui-ci peut perdre conscience.
• Mettre l’enfant en position de sécurité en le couchant sur le côté, la tête légèrement plus basse que tout le corps.
• Lui libérer les voies aériennes.
• Le découvrir.
• Observer, surveiller.
• Appeler les parents.
• Appelez le 144 si les symptômes persistent plus de 5 minutes.
• Pour un enfant connu souffrant d’épilepsie, administrer le médicament selon son protocole.

10) Allergies alimentaires

Les allergies alimentaires peuvent atteindre plusieurs stades, pouvant aller jusqu’à l’urgence vitale.
Différentes caractéristiques sont possibles :
– Urticaire (plaques sur la peau ressemblant à des piqûres d’orties) au niveau du visage ou généralisé.
– Démangeaisons.
– Picotement au niveau de la bouche et/ou la langue voire œdème au niveau du visage/du cou pouvant se généraliser.
– Difficultés respiratoires.
– Douleurs abdominales.

L’enfant peut s’agiter ou s’angoisser (principalement dû à la difficulté respiratoire).

Les mesures à prendre :
1. Mettre l’enfant au calme.
2. Le rassurer.
3. Lui administrer le médicament d’urgence selon le protocole fourni par les parents si cause connue.
4. Appelez le 144.
5. Appeler les parents.

B5 PROCÉDURE EN CAS D’EPIDEMIE DE GASTRO-ENTÉRITE

On peut parler d’épidémie de gastro-entérite si plus de 3 personnes (enfants et adultes) présentent, pendant la même période, des symptômes cliniques dans un même lieu (nausées, vomissements, diarrhées etc.).

Période ou temps d’incubation
Période entre l’instant de la contamination et le début de la maladie : très court, environ 24 heures.

Voies de contamination
Les virus sont excrétés par la personne contaminée via :
• Les matières fécales (selles).
• Les vomissements.
• La voie aérienne (aérosols) gouttelettes de salive.
• Objets : les poignées de portes, les jouets contaminés (contagieux 2-3 jours.)

Contagiosité et évolution
Minimum 48 heures après la disparition des symptômes cliniques, mais l’ excrétion du virus peut persister pendant plusieurs semaines.

Mesures à prendre

En cas de vomissements et souillures, tout le personnel en contact avec les usagers infectés doit porter des gants à usage unique lors des changes et des soins.

De plus, le personnel prend les mesures suivantes :

• Lavage hygiénique des mains : eau chaude et savon (pendant au moins 30 secondes).
• Séchage soigneux à l’aide de serviettes à usage unique.
• Désinfection des mains.

MATÉRIEL A NETTOYER

Nettoyer et désinfecter :
• Tous les objets susceptibles d’avoir été contaminés tels que robinets, toilettes, poignée de porte, jouets.
• Le linge sale (vêtements, draps de lit, etc.).
• Le linge sale contaminé est mis dans des sacs adaptés et identifiés comme « linge infecté ».
• Le linge doit être traité à une température > à 60°C. Les textiles ne pouvant pas être lavés à plus de 30°C doivent être trempés dans un produit désinfectant (oxygène actif ou autre désinfectant pour textiles) ou entreposés séparément 14 jours dans un sac hermétique avant d’être pris en charge.
• Les sacs poubelle contenant des articles contaminés (accessoires de nettoyage, par exemple) sont à éliminer.

Mobilier
Le mobilier des salles doit être nettoyé au désinfectant. Il est recommandé de nettoyer préalablement les matelas souillés à l’eau et au savon avant de les passer à la machine à vapeur.

Tapis
Le traitement à la vapeur (à au moins 60°C) peut constituer une bonne alternative.
Attention: informer toute personne devant manipuler du linge contaminé des consignes à respecter (famille, personnel soignant, blanchisserie).

Information:
a) Aux autres éducateurs.
b) Aux enfants.
c) Aux parents.

B8 PROCEDURE EN CAS DE SUSPICION DE POUX

GÉNÉRAL :
Les poux ne sont pas vecteur de maladies et n’ont que des incidences minimes sur la santé de la personne infestée. Le pou ne vole pas, ne saute pas et ne nage pas, mais il marche vite. La transmission se fait presque exclusivement par contact direct et ce principalement dans le cercle familial et social.
Le signe caractéristique se manifeste par des démangeaisons à la nuque. Se référer au flyer « les poux de tête parasites inoffensifs. » Ce flyer sera remis aux parents dont les enfants ont des poux (Edité par l’Unité de prévention en milieu scolaire du service et de prévention de la ville de Lausanne).
Les seuls objets qui pourraient être considérés à faible risque sont ceux qui sont en contact fréquents et répétés avec la tête (bonnets, chapeaux, casquettes, casques, brosses et taies d’oreillers).
A noter que pour ce qui est des matelas, canapés et coussins présents en milieu scolaire ou au Centre de Vie enfantine, nous estimons que le risque de transmission est surtout lié au contact tête par tête.

Les mesures au sein de l’ACVER sont :

1. Le parent avertit les collaborateurs de la présence de poux en ayant préalablement fait les shampoings qui s’imposent. Il avertit aussi l’école. L’enfant qui a des lentes ne portera pas de casque et de casquette de l’ACVER à moins qu’il ait « une charlotte » (les parents peuvent apporter les charlottes et un stock est déposé à l’UAPE).

2. Une pancarte « attention poux » est posée dans l’entrée afin que tous les parents soient renseignés et auscultent leur enfant.

3. Lors « de découverte » de poux, les équipent éducatives «sprayent»les casques (1 x p/jour).

4. Durant cette période, les casquettes sont placées dans un grand sac en plastique fermé le soir durant 24 heures. De plus, elles seront lavées de façon régulière à 60 c.

5. L’enfant peut apporter son propre casque, mais il devra le déposer dans son casier.

Au cas où le problème serait persistant, un courrier sera envoyé aux parents avec les dispositions à prendre.